Examen: « Ammonite » a un grand cœur, malgré la morosité de son cadre

C’est la question principale qui m’a traversé l’esprit pendant « Ammonite », une pièce d’époque mettant en vedette Kate Winslet et Saoirse Ronan qui a vu les deux creuser pour les restes squelettiques puis faire l’amour, comme leurs découvertes des coquilles fossilisées enflammé et soutenu une certaine passion exceptionnellement rock-y. C’est une histoire d’amour lesbienne qui a un grand cœur, mais ne peut pas tout à fait échapper à la morosité de son cadre et les émotions bipolaires de son protagoniste. Il va faire des comparaisons évidentes avec « Portrait d’une dame en feu », un film du début de l’année également réalisé il y a des centaines d’années et mettant en lumière une liaison passionnée entre une aristocrate et l’artiste chargé de la peindre.

Cependant, toutes les histoires d’amour entre personnes du même sexe ne sont pas les mêmes, et ces deux-là ne sont peut-être pas le plus bel exemple. Chacun est centré autour d’un élément naturel: « Ammonite » dans la roche, ou la terre si vous voulez, et « Portrait » dans le feu. Bien que la terre est sûre et mise à la terre, il fait pour une romance assez meuse, et « Ammonite », qui voit ses personnages luttant pour la chaleur sur la plage glaciale dans le froid, le vent, la ville grise de Lyme Regis sur la côte sud de l’Angleterre, souffre de cette frigidité de l’intérieur vers l’extérieur et tout au long de son temps de course.

Bien que ce ne soit pas seulement le cadre sombre qui empêche le film de recueillir toute la chaleur avec le public. Mary Anning, le personnage de Winslet, basé sur un paléontologue du même nom du XIXe siècle, est un spinster un peu maniable. Elle passe ses journées soit à s’occuper de sa mère malade (Gemma Jones) soit sur le bord de mer venteux et sans humour, ravageant ses mains alors qu’elle creuse des fossiles ou mettant son corps en danger alors qu’elle grimpe sur des collines escarpées et périlleuses pour un objet prisé. Comme ses sujets, elle maintient une coquille très dure et a du mal à laisser même un petit sourire se détacher.

Charlotte Murchison (Ronan), également basée sur la figure de la vie réelle et contemporain d’Anning dans le domaine, est arrivé à Lyme sur ordre des médecins dans l’espoir de lutter contre sa « mélancolie ». Elle a récemment perdu un enfant, dont les détails ne sont pas entièrement expliqués, et elle porte des robes cerceaux noires, corsets et bonnets, jumelé avec ses yeux constamment lay et un désintérêt de mauvaise humeur pour tout. Son mari (James McArdle), un homme de l’époque, la quitte dans cette ville côtière alors qu’il continue à voyager pour le travail, mais pas avant de prendre un arrangement financier avec Marie pour garder un œil sur sa femme et l’emmener sur les fouilles quotidiennes le long du bord de mer.

Charlotte est soumise à des prescriptions brutales pour réduire sa dépression. L’un de ces médecins ordonne de se baigner dans l’océan glacial, ce qui lui donne un terrible rhume. Heureusement, Marie est là pour l’allaiter de retour à la santé, puis lui présenter les cercles sociaux de Lyme dont Marie se méfie. Elle ne se soucie pas beaucoup des autres, semble-t-il, et aime le travail solitaire de la chasse aux fossiles. Les rochers ne peuvent pas vraiment vous décevoir comme les gens peuvent.

Winslet a la tâche malheureuse, ou peut-être heureuse selon votre point de vue, de jouer Marie qui vaque à ses affaires et les interactions avec un niveau constant de joie. Même dans le feu de la passion, elle a la garde en l’état, un œil sur la porte de peur d’être découvert. Il y a des tensions sexuelles et des implications de l’histoire avec une autre connaissance de la ville, Elizabeth Philpot (Fiona Shaw), encore une autre paléontologue de la vie réelle, qui balance une ligne invisible au-dessus de la tête de Marie. Mais ce sont Marie et Charlotte qui forment un lien incassable, qui, malgré le mariage de Charlotte et le sens du décorum de Marie, peut éventuellement surmonter même la tempête la plus rock.

 

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